Cumuls des temps de perturbations (incident, durée totale perturbation) RER B VS RER D (partie 5)

Bonsoir !

Vous aviez eu, dans 4 précédents articles, des éléments d’informations sur les incidents du RER D pour la période comprise entre 2007 et 2018  (à lire ici), ainsi que des comparaisons entre les RER B et RER D (à lire par et encore par ), tout ça avec des courbes (par là là), plus parlantes que des tableaux en fait

A partir des données du site remarquable de Paul Courbis (courbis.fr)

Nous allons nous intéresser cette fois-ci, aux cumuls des temps des durées d’incidents

Dans cette première partie, il va s’agir du cumul de la durée des incidents, entre 2007 et 2018, entre le début de l’incident et sa fin

On va faire la somme, par type d’incident, et exprimer le temps en heures:minutes:secondes

Sous Excel, j’avais des soucis pour avoir ce cumul, mais, pas de chance, j’ai trouvé le format adéquate pour faire ces sommations-il suffit de choisir le bon format)

Nous écarterons, dans un premier temps, les mouvement sociaux… Que nous réintègrerons à la fin de l’article

Pour le RER B, depuis 2007 à début septembre 2018, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés, nous avons ce premier tableau

La courbe associée :

La 2ème colonne du tableau est donc triée par ordre décroissant de grandeur

4815 heures, si nous considérons des journées de service de 20 heures pour les voyageurs, cela nous donne environ 240 Jours Ouvrés… Un peu plus d’un an de jours ouvrés (en moyenne 220 jours) pour 11 ans et neuf mois

Sans les mouvements sociaux

On s’aperçoit que le premier motif voyageur arrive en 9ème position (malaise voyageur) Les 8 premiers motifs chronophages sont d’origine RATP-SNCF

Prenons toujours ce premier tableau, et regardons cette fois-ci la 3ème colonne : c’est le temps total de perturbation : entre le début de l’incident et le fait que la situation est redevenue normale… Il n’y a plus de perturbations liées à l’incident

On obtient ce même tableau, avec les durées décroissantes, triées par type d’incident

La courbe associée :

Cette fois-ci, le premier motif voyageur est dû à l’incident grave voyageur, en 9ème position

Hors mouvements sociaux, les 8 premiers motifs chronophages cumulés sont encore du ressort de la RATP-SNCF

Donc quand la RATP-SNCF nous serine les oreilles avec le fait que bloquer les portes c’est une perte de temps, nous pouvons constater qu’il y a bien des motifs d’incidents à responsabilité SNCF-RATP autrement plus chronophages

En fonction des années, ces cumuls de temps sont-ils répartis uniformément ? La réponse en image est négative

On s’intéresse cette fois-ci au RER D

Pour le RER D, depuis 2007 à début septembre 2018, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés, nous avons ce troisième tableau (hors mouvements sociaux)

La courbe associée :

La 2ème colonne du tableau est donc triée par ordre décroissant de grandeur

Les courbes ne sont pas à la même échelle entre le RER B et le RER D

Par rapport au RER B, les échelles de valeur sont plus petites : 2,87 fois moins pour le RER D

1720 heures, si nous considérons des journées de service de 20 heures pour les voyageurs, cela nous donne environ 85 Jours Ouvrés… Presque 4 mois de jours ouvrés (en moyenne 220 jours) pour 11 ans et neuf mois

Sans les mouvements sociaux

On s’aperçoit que le premier motif voyageur arrive en 6ème position (incident grave voyageur) Les 4 premiers motifs chronophages sont d’origine SNCF, puis le « Obstacle sur les voies » est d’origine externe

Prenons toujours ce troisième tableau, et regardons cette fois-ci la 3ème colonne : c’est le temps total de perturbation : entre le début de l’incident et le fait que la situation est redevenue normale… Il n’y a plus de perturbations liées à l’incident

On obtient ce même tableau, avec les durées décroissantes, triées par type d’incident

La courbe associée :

Le premier motif voyageur est toujours l’incident grave voyageur, en 5ème position

Hors mouvements sociaux, les 4 premiers motifs chronophages sont encore du ressort de la SNCF

En fonction des années, ces cumuls de temps sont-ils répartis uniformément ? La réponse en image est négative

On remarque que, par rapport au RER B, les années impactées sont différentes

Bon on a été gentil jusqu’à présent, maintenant, on va être méchant, en prenant en compte les mouvements sociaux Environ 20 heures de perturbation par jour ouvré, un temp de retour à la normale qui est.. inexistant en fait

Donc, pour le RER B : nos avons un facteur 4 entre le premier et le 2ème cumul

Et pour le RER D : nous avons un facteur 10 entre le premier et le 2ème cumul

En avons-nous fini avec les comparaisons ? Non, il nous manque juste ce tableau des rapports entre le RERB et le RER D, à savoir le rapport des temps cumulés pour une perturbation, et le rapport des temps cumulés pour le temps total d’une perturbation

Le RER B est comparé au RER D et pilote cette comparaison

A noter : des valeurs comparables sur certains types d’incident : signal d’alarme, personnes sur les voies, obstacle sur les voies, proches de 1

Proche de 1,5 : mouvements sociaux, incidents graves voyageurs, conditions climatiques

En conclusion ? En cumulé, les incidents les plus chronophages ne sont pas d’origine voyageurs, sur le RER B comme sur le RER D, loin de là, et contrairement à ce que la SNCF-RATP essaie de nous faire croire

Voilà ! Je dédie spécialement cette série de 5 articles à @Minicats17, qui se prends la tête sur Twitter avec des internes de la SNCF côté obscure sur le RER D, qui n’hésitent pas à l’insulter

Sinon, il reste les données des RER A, C et E à exploiter

A suivre…

Cordialement

 

Etude des incidents du RER D et du RER B : comparatif des top 5 des RER B et RER D (partie 4)

Bonsoir!

Petit changement d’ordre de publication des articles! Donc nous parlerons des temps cumulés dans la partie 5 !

Comparer les incidents des RER B et RER D nous apprends décidément beaucoup de choses

Nous ferons courts, enfin nous essaierons, toujours en se basant sur les données du site courbis.fr

Les références des premiers articles ? Ici, et re-là

Les périodes considérées : entre 2007 et début septembre 2018, aux Heures de Pointes et les Jours Ouvrés

Les samedis, dimanches et jours fériés ont été snobés

Si nous rappelons le nombre d’incidents du RER B, par type, nous avons ceci :

 

Pour le RER D, le rappel est le suivant :

Le top 5 des incidents du RER B sont :

  • Les mouvements sociaux
  • Les pannes de matériel
  • Les malaises voyageurs
  • Les incidents techniques
  • Les pannes de signalisation

Le top 5 des incidents du RER D sont :

  • Les mouvements sociaux
  • Les pannes de matériel
  • Les pannes de signalisation
  • Les incidents sur la voie
  • Les pannes électriques

D’où :

  • Il y a 2 types d’incidents (mouvements sociaux et pannes de matériel) qui partagent les 2 premières places du podium,
  • Les pannes de signalisation, qui font partie des tops 5, pas aux mêmes places entre RER B et D
  • 2 motifs de perturbations qui sont dans le top 5 du RER B, mais absents du top 5 du RER D (malaises voyageurs et incidents techniques)
  • 2 motifs de perturbations qui sont dans le top 5 du RER D, mais absents du top 5 du RER B (incident sur la voie et Pannes électriques)

Inutile de fuir, vous pensiez échapper aux 7 courbes comparatives ? C’est Râpée (comme le quai du même nom)

On y va, on s’y colle :

  • Les mouvements sociaux

Etrange quand même, sauf pour 2013, que s’est-il passé côté revendications sur le RER B ? Les courbes se ressemblent d’année en année

  • Les pannes de matériel

Question : mais que s’est-il passé à partir de 2012 sur le RER B par rapport au RER D ? A quoi correspond cette divergence ?

  • Les malaises voyageurs : MAJ du 18/10 : après re-vérifications, le nombre de malaises sur le RER D est à zéro en Heures de Pointes et aux Jours Ouvrés pour 2018 Et de 32 pour le RER B, pour 34… Ci-dessous le graphe corrigé

Pour la divergence RER B – RER D, pareil, qu’est-ce qu’il s’est passé là aussi à partir de 2012, pour le RER B ?

  • Les incidents techniques

Sur le RER D, comme pour le RER B d’ailleurs, cela a décru de 2007 à 2010 Et cela est resté stable pour le RER D

Par contre pour les RER B, depuis 2010, on est sur une pente à la hausse entre 2010 et 2015, puis retour à la baisse à partir de 2015

 

  • Les pannes de signalisation

Sur le RER D, on reste confiné dans une bande de valeurs comprise entre 0 et 10 incidents

Pour le RER B, vous observerez ce magnifique pic en 2013, pic égalé en 2018 au fait

Cela a chuté en 2014, mais cela est reparti à la hausse depuis 2015

 

  • Les incidents sur la voie

A ne pas confondre avec « Obstacle sur la voie », ni « Personnes sur la voie » qui ont leurs propres valeurs Je me contente de reprendre les notifications officielles

 

Un comportement assez similaire entre RER B et RER D, non ?

Ah oui, le pic 2018 du RER B ? Il correspond au déraillement du RER B en Juin, au niveau de Courcelles sur Yvette C’est sûr qu’un mois de dérangement de ce type laisse des traces

 

  • Les pannes électriques

 

Etrange harmonie entre le RER B et le RER D, non ?

Et à partir de 2015 jusqu’en 2017 : une très belle progression

2018, cela chute… Un indicateur à suivre jusqu’à la fin de l’année…

 

Et pour le prochain article, on fera des additions… Beaucoup d’addition

Pour voir les types de perturbation qui sont les plus chronophages

Cordialement

Etude des incidents du RER B et du RER D : temps moyens et retour à la normale (partie 3)

Bonjour!

Je vous préviens dès maintenant, l’article sera long

Vous aviez eu, dans 2 précédents articles, des éléments d’informations sur les incidents du RER D pour la période comprise entre 2007 et 2018  (à lire ici), ainsi que des comparaisons entre les RER B et RER D (à lire par ) à partir des données du site remarquable de Paul Courbis (courbis.fr)

Nous allons nous intéresser cette fois-ci, aux temps moyens des durées d’incidents

Dans cette première partie, il va s’agir de la durée entre le début de l’incident et sa fin… Quand elle est remontée officiellement dans les alertes historisées par le site courbis.fr.

Le terme « L’incident est terminé » n’est pas toujours présent. Par défaut, nous prendrons alors l’heure de la fin de la perturbation, à savoir le retour à une situation sans cet incident

Vous êtes toutes et tous bien placés pour savoir (et pour le vivre) que, si un incident est terminé, ce n’est pas pour autant que la situation est redevenue normale, et que le « trafic est perturbé »

Comme précédemment indiqué, certains incidents existent uniquement sur le RER B, tout comme pour le RER D…

Les motifs de perturbation présents chez le RER B, et absents du RER D, et vice versa

Nous ne prendrons pas en compte les mouvements sociaux par la suite, ils faussent, par leur poids, le résultat moyen total obtenu

En termes de volumes d’incidents pris en compte, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés, sur le RER B :

En termes de volumes d’incidents pris en compte, aux heures de Pointes et Jours Ouvrés, sur le RER D :

Pour le RER B, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés, entre 2007 et 2018, pour les incidents horodatés, nous avons ce tableau qui indique, année par année, les valeurs moyennes des durées d’incidents

Pour le RER D, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés, entre 2007 et 2018, nous avons cet autre tableau qui indique, année par année, les valeurs moyennes des durées d’incidents :

Il faut noter, quand même, une forte disparité dans la durée de chaque type d’incidents, pour le RER B comme pour le RER D

En prenant la moyenne, pour chaque type d’incident, et en comparant entre les RER B et RER D, nous obtenons ce tableau par ordre décroissant pour la durée des perturbations, entre 2007 et 2018 (en Heure : Minute, référence au RER B):

Au total, sur la durée moyenne de tous les types d’incidents, l’écart entre le RER B et le RER D est de 23 minutes, ce qui est quand même assez voisin

En bleu : écart entre RER B et RER D, le RER B met plus de temps que le RER D : 12 types de perturbation, avec un écart temps moyen de 1 heure et 45 minutes

Deux incidents à noter :

Pour les personnes sur les voies : un écart de 1 minute !

Pour les pannes de matériel, la durée de perturbation est la même : 1 heure 40 !

En vert : écart entre RER D et RER B, le RER D mets plus de temps que le RER B : 9 types de perturbation, avec un écart temps moyen de 1 heure et 22 minutes

Un écart de 23 minutes entre les 2 RER sur tous les types d’incidents, pour la durée moyenne des incidents,

Un écart de 20 minutes entre les 2 RER sur tous les types d’incidents, pour la durée totale des perturbations,

C’est assez comparable, non ?

Le RER B a une moyenne de 1h45 pour les types d’incidents qui prennent plus de temps que pour les RER D

Le RER D a une moyenne de 1h22 pour les types d’incidents qui prennent plus de temps que pour les RER B

Là encore, c’est assez voisin

Et une égalité : sur la durée des pannes de matériel : 1 h 40 minutes

Il faut reconnaitre que, en moyenne, cela est assez équilibré…

Deuxième partie :

Les durées moyennes de temps de retour à la normale par type d’incidents Il s’agit de l’intervalle de temps (en heure minutes) entre le début de la perturbation et le fait que l’incident n’apparaisse plus du tout dans les alertes remontées officiellement

Pour le RER B, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés, entre 2007 et 2018 :

Pour le RER D, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés, entre 2007 et 2018  (en Heures : Minutes):

L écart de temps moyen entre le RER B et le RER D pour un retour à une situation stable est de 37 minutes : il est plus important

Tableau par ordre décroissant pour la durée des perturbations, entre 2007 et 2018 (en Heure : Minute) :

Au total, sur la durée moyenne du temp de perturbation de tous les types d’incidents, l’écart entre le RER B et le RER D est de 37 minutes, cet écart est quand même plus important : plus de trafic sur le RER B par rapport au RER D, ce pourrait être un début d’explication

En bleu : écart entre RER B et RER D, le RER B met plus de temps que le RER D sur 12 types de perturbation, l’écart temps moyen observé est de 2 heures et 1 minute

En vert : écart entre RER D et RER B, le RER D mets plus de temps que le RER B sur 10 types de perturbation, l’écart temps moyen observé est de 53 minutes

Un écart de 37 minutes entre les 2 RER sur tous les types d’incidents, pour la durée moyenne de perturbation, l’écart est plus important

Le RER B a une moyenne de 2h01 pour les types d’incidents dont la durée totale de perturbation prend plus de temps que pour les RER D

Le RER D a une moyenne de 53 minutes pour les types d’incidents dont la durée totale de perturbation prend plus de temps que pour les RER B

Nous voyons donc que le retour à la normale sur le RER B est environ le double, en moyenne, de celui observé sur le RER D

Alors… Sur le RER D, les incidents sont plutôt du matin ou du soir? Plutôt du soir avec une légère avance

Même question sur le RER B : un très léger avantage pour le matin

Et maintenant le classement des jours à perturbations

Sur le RER D : c’est plutôt le mercredi

Classement : mercredi, jeudi, vendredi, mardi, lundi

Et pour le RER B : c’est plutôt le mardi

Classement : mardi, jeudi, vendredi, mercredi, lundi

Les 2ème, 3ème et 5ème places restent les mêmes en terme de jour, c’est rigolo, non?

J’ai l’impression que vous vous en foutez…

Voilà ! On a donc pas mal d’informations et de points de comparaison entre le RER B et le RER D

On pourrait en sortir d’autres, comme par exemple les gares les plus soumises aux incidents, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés pour le RER D, entre 2007 et 2018…

Bien… Dans le prochain article, nous vérifierons les « chronophagies » cumulées des incidents du RER B et du RER D, en termes de temps cumulés d’incidents et de retour à la normale

Avoir les nombres d’incidents, c’est bien, les temps moyens (incident et retour à la normale), c’est bien aussi, mais savoir ce que cela représente en temps cumulés par type d’incident, c’est encore mieux

Et tordre le cou à des croyances que certaines personnes voudraient vous faire avaler

 

Cordialement

 

 

 

Etude des incidents du RER D et du RER B : comparaisons (partie 2)

Bonjour !

Vous aviez eu, dans un premier article, des éléments d’informations sur les incidents du RER D pour la période comprise entre 2007 et 2018, à partir des données du site de Paul Courbis (courbis.fr)

A noter que, pour cette étude, les Heures de Pointes n’ont pas été filtrées, seuls les jours de la semaine, du lundi au vendredi, ont été pris en compte

Nous allons donc appliquer ce filtre pour pouvoir comparer ces données avec les incidents du RER B pour les Heures de Pointes

Les samedis, dimanches et jours fériés ont été ignorés

La période prise en compte est de début 2007 au 05 Septembre 2018, donc presque 12 années de données passées au crible

Petit rappel : pour le RER D, ce premier tableau des responsabilités des incidents

Pour le RER B, voici que y a été retenu :

Donc, nous obtenons ce tableau pour le RER D, décliné par type d’incidents, entre 2007 et 2018, pour les Jours Ouvrés, du lundi au vendredi, aux Heures de Pointes : 07h00 09h40 17h00 19h40 : 841 perturbations, au lieu de 1116

La courbe associée

Aux heures de pointes, le classement est pratiquement le même du point de vue des perturbations

Si nous comparons avec le RER B, nous avons ceci

Le nombre total de perturbations n’est pas le même : 2208 pour le RER B au lieu de 841 pour le RER D, un facteur de l’ordre de 2,63

Ce rapport est-il en rapport avec la fréquentation ? Environ 50% de voyageurs en plus sur le RER B quotidiennement (900 000 contre 600 000), la réponse est non Nous n’avons pas un rapport de 1,5

Des motifs de perturbation présents chez le RER B, et absents du RER D, et vice versa

Les 2 occurrences présentes pour le RER D mais absentes du RER B :

  • « Dysfonctionnement passage à niveau » : le dernier passage à niveau sur le RER B date du 19 Novembre 2012, à Gif sur Yvette Il n’y a pas eu d’incidents pour la période 2007 à 2012, point notable
  • Incident train fret C’est normal, pour le RER D, on a un partage SNCF avec des trains de marchandises

Ne vous inquiétez pas, on aura des « Incident train Charles de Gaulle Express » et « Priorisation mission train Charles de Gaulle Express » qui apparaitront dans les prochaines années!

Les 4 occurrences présentes pour le RER B mais absentes du RER D :

  • « Pas d’annonces » : c’est un motif spécifique au Blog d’En Face : des perturbations qui ne sont pas remontées de manière officielle mais qui ont impacté les voyageurs, par leur témoignage sur Twitter, ou sur le Blog
  • « Réduction offre », « Immobilisation Maintenance» : 2 spécificités folkloriques du RER B, il s’agissait des épisodes de l’amiante, découverte dans des rames rénovées Même si certaines traces ont été découvertes dans des coffres situés sous la caisse, cela n’a pas empêché de faire jouer un droit de retrait de la part des conducteurs…
  • « Forte Affluence voyageur » : autre spécificité du RER B : il y a tellement de voyageurs que le RER B en est tout retourné

A noter : « Accident de personne » est très souvent employé sur le RER D, il semble se reprocher de « Incident voyageur » sur le RER B

Des chiffres et des comparaisons par rapport aux 26 perturbations communément rencontrées sur les RER B et D ;

 

Tableau par ordre décroissant (pour le RER B) :

Pour la période analysée, de 2007 à 2018, pour les Jours Ouvrés et aux Heures de Pointes

Des motifs de perturbations assez voisins : incidents sur la voie (1,21), très proche, personnes sur les voies (1 ,08), des conditions climatiques (1,25) (il ne semble pas y avoir de micro-climat entre ces 2 lignes), les dégagements de fumée (0,90)

Les obstacles sur la voie : il y en a moins sur le RER B (0,67)

Par contre, pour le RER B,  plus de mouvements sociaux (1,38 fois plus sur le RER B), beaucoup plus de pannes de matériel (3,3), de pannes de signalisations (2,68), de pannes électriques (1,73), d’incidents techniques(5,38), d’incidents voyageurs (2,16), d’incidents graves voyageurs (2,46), d’actes de malveillance (1,56), de mesures de sécurité (2,04), de colis suspects (5,04), d’incidents d’exploitation (3,37), de bagages abandonnés (4,50), alors que le RER D dessert 2 gares majeures (Gare de Lyon et Paris Nord), les travaux (1,53), les malaises voyageurs (14,5 !), les divers incidents (12,09,quasi inconnu sur le RER D), les rails cassé(3,25), les signaux d’alarme (10,5 !) et les pannes de caténaire (6,33 !)

Les responsabilités des perturbations : nous avons vu le classement en 3 catégories : RATP-SNCF, Voyageur et Externe

Sur le RER B, nous obtenons, entre 2007 et ce jour (19 septembre 2018), ces chiffres, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés :

Sous forme de courbe, cela sera peut-être plus clair

Donc, depuis 2007, pour le RER B, la majorité des perturbations majeures sont dues, aux Heures de Pointe et Jours Ouvrés, à des problèmes sous responsabilité SNCF-RATP

Et pour le RER D ? Nous obtenons, entre 2007 et le 05 septembre 2018, ces tableaux, aux Heures de Pointes et Jours Ouvrés :

Quand on consulte les courbes :

Là encore, depuis 2007, pour le RER D, la majorité des perturbations majeures sont dues, aux Heures de Pointe et Jours Ouvrés, à des problèmes sous responsabilité SNCF

67,8% pour le RER B, 64,8% pour le RER D, un peu moins pour le RER D, ces 2 proportions sont comparables

 

Et pour finir cet article, les évolutions des nombres de perturbations depuis 2007 à ce jour

 

Pour le RER B, la tendance est à la hausse

Pour le RER D, cette tendance est plutôt à la baisse

Bien… Prochain article, les t….

Oh et puis vous verrez bien

Cordialement

Bilan Septembre 2018

Bonjour

Ce mois de septembre 2018 est mieux que celui de août 2018

45 % de jours à problèmes en Jours Ouvrés et aux Heures De Pointe

9 jours ouvrés KO sur 20

11 perturbations

Un petit rappel : Si on compare aux statistiques du Blog d’En Face en septembre 2017, nous étions à 67 %

Rappel :

Septembre 2017 : 21 jours ouvrés : 67% de jours à problèmes

Octobre 2017 : 22 jours ouvrés : 82% de jours à problèmes

Novembre 2017 : 21 jours ouvrés : 76% de jours à problèmes

Décembre 2017 : 20 jours ouvrés : 65% de jours à problèmes

Janvier 2018 : 22 jours ouvrés : 59% de jours à problèmes

Février 2018 : 20 jours ouvrés : 80% de jours à problèmes

Mars 2018 : 22 jours ouvrés : 77% de jours à problèmes

Avril 2018 : 20 jours ouvrés : 65% de jours à problèmes

Mai 2018 : 19 jours ouvrés : 79% de jours à problèmes

Juin 2018 : 21 jours ouvrés : 86% de jours à problèmes

Juillet 2018 : 22 jours ouvrés : 68% de jours à problèmes

Août 2018 : 22 jours ouvrés : 55% de jours à problèmes

Septembre 2018 : 20 jours ouvrés : 45% de jours à problèmes

 9 jours à problèmes sur 20, 2 jours avec plusieurs incidents cumulés

La semaine du 3 septembre avec 2 incidents, la semaine du 10 septembre avec 2 incidents, la semaine du 17 septembre avec 3 incidents et la semaine du 24 septembre avec 4 incidents

Et nous ne comptons qu’aux heures de pointe et jours ouvrés…

Au total : 11 incidents

Nous avons au final connu en ce mois de septembre 2018 :

  • 1 panne de matériel
  • 1 panne électrique
  • 2 pannes de signalisation
  • 1 voyageur sur la voie
  • 4 malaises voyageurs
  • 2 incidents sur la voie

Bref, pour résumer : (les pourcentages indiquent la proportion de l’incident par rapport au total des incidents)

Ce mois-ci, les faits marquants, pour le RER B :

Un nombre de malaises voyageurs (4), qui continue à être élevé, alors que la température ambiante a bien baissé

Le deuxième fait marquant : l’après-midi et la soirée du mardi 25 septembre

Un premier coup de semonce le matin, vers les 5h20, pour indiquer un problème sur la voie après Bourg-la-Reine, bloquant dans les 2 sens la circulation entre Bourg-la-reine et Cité Universitaire

Le problème, résolu vers les 6h00, ne laissait pas présager une réapparition de l’incident vers 16h40 le soir

Cette fois-ci la circulation est bloquée entre Denfert et La Croix de Berny

Malgré un article de Christophe sur le blog le lendemain, la situation sur le terrain était catastrophique Le RER C pris d’assaut à Saint Michel, pareil pour les bus à Porte d’Orléans vers Bourg la reine et Antony

Des témoignages sur Twitter, ainsi que sur l’article de Christophe, confirmant les galères subies par les usagers Pour ma part, un trajet de 3h30, alors que cela prend 45 minutes dans de bonnes conditions

Le 3ème fait marquant, pour le Blog cette fois-ci, concerne le premier article d’une série de 3 sur les incidents du RER D, grâce aux données du site de Paul Courbis (courbis.fr) qui répertorie les incidents depuis 2007

Comme pour le RER B, la cause numéro un des perturbations du RER D est due aux mouvements sociaux

Cela m’a conduit à revérifier certains motifs d’incident, par rapport aux notifications , des « rails cassés » devenant des « incidents sur la voie », les colis suspects ont été révisés en bagages abandonnés, afin de pouvoir comparer dans de bonnes conditions les incidents du RER B et du RER D

D’autre part, certains incidents ont désormais pour origine une cause « externe » : les conditions climatiques, obstacles sur les voies, dégagements de fumée, colis suspects et les mesures de sécurité Les données de 2018 ont été revue en détail, cela ne change leur nombre, mais leur répartition

D’où, à fin septembre pour 2018 :

Ce mois-ci, la zone « Nord » conserve sa première place avec 55% des problèmes, pour la place de leader avec la médaille d’or du Rup’Cat’ des perturbations

Au niveau répartition, une responsabilité de la RATP-SNCF-Voyageur-Externe à 55- 45-0%

Nous pourrions continuer de gloser sur le fait d’attribuer les malaises aux voyageurs, quand on voit les conditions de transport en ces temps de canicule

Et en comparant les malaises sur le RER D, on s’aperçoit que le RER B est champion dans sa catégorie… Ceci est une autre histoire, vous la lirez prochainement sur cet écran

Ce mois-ci, le matin a encore battu le soir, pour les tranches horaires (55-45%) en termes de moment où les perturbations se sont produites

3 types d’incidents leaders  :  « Malaise voyageurs » (4), « Incidents sur la voie » (2) et « Panne de signalisation » (2), sont le tiercé gagnant des incidents du mois de septembre 2018

Sur ces 4 malaises voyageurs, 2 se sont produits le soir

Ce qui nous donne, côté jours à problèmes, à fin septembre 2018 :

Le charme de ce graphe, de mois en mois, continue d’agir, difficile d’être original quand on observe le même phénomène de mois en mois

Les courbes de tendance sont toujours à la hausse depuis le début du Blog d’En Face !

Certains mois, la pente est plus faible, et le mois d’après, ça repart !

 

Les pentes des 2 courbes de tendances (jours à incidents par mois, et nombre de jours avec 2 incidents, voire plus) sont toujours vers la droite

Ce mois-ci, le lundi et le mardi sont les gagnants du « Pourav’s jour » avec 36,4% et les mercredi, jeudi et vendredi ferment la marche avec 9,1% à égalité ! D’habitude, la répartition est plus étalée

Et la répartition des 262 (!) perturbations par gare :

 

Le score de 2016 avec 268 perturbations devrait être battu en Octobre

Notre rosace de jours OK KO à fin septembre 2018 donne :

Un peu plus de vert ces 4 dernières semaines, mais ne crions pas trop vite victoire

Le nombre de perturbations par semaine pour 2018 (rond orange carré), comparé à 2017 (point) à la fin de la semaine 39 :

Bon courage pour le mois de Octobre 2018, continuez à témoigner, à râler, à dire des choses positives quand il le faut!

 

 

Cordialement