Etude des incidents du RER D (partie 1)

MAJ 29/09/2018

1116 incidents au lieu de 1117

Les colis suspects deviennent une cause externe

Bonsoir !

Rien qu’à la lecture du titre de cet article, vous vous êtes peut-être dit « Mais ce n’est pas un Blog sur le RER B ? » « Ca va pas la tête, Jeannot ? On ne parle que du RER B, c’est un sacro-saint principe »

Cette étude est due à plusieurs facteurs :

  • Une goute d’eau qui a fait déborder le vase il y a environ 3 semaines, suite à un tweet indiquant que la majorité des incidents sont dus aux voyageurs
  • Fi des impressions, nous allons être factuels, et vérifier ce qui est répété en boucle par des perroquets qui ont bien appris leur leçon, en désignant les voyageurs comme responsables
  • Avoir aussi un point de vue uniquement SNCF, pour une ligne qui accueille 600 000 voyageurs par jour
  • Et accessoirement effectuer des comparaisons RER D – RER B suivant plusieurs axes

Pour cela, il n’y a qu’une seule solution : consulter le site remarquable de Paul Courbis (courbis.fr), qui recense quotidiennement et historise les alertes des différents RER, depuis fin 2006 !

Prendre son courage à demain, deux mains, pardon, couper la télé (voire la jeter, vu les bouses idiot-visuelles diffusées) Mais je radote, il me semble avoir déjà écrit cela

Je tiens aussi à remercier SADUR.org pour ses tableaux très clairs au sujet des mouvements sociaux du 2ème trimestre 2018

Pour le RER D, le travail a été facilité, dans la mesure où le fichier Excel existe déjà (issu du RER B) avec ses différents onglets de calculs. La première trame de saisie des incidents a donc été remise à zéro, et en voiture Simone (pas celle de la SNCF, une autre Simone)

A noter que, pour cette saisie, les Heures de Pointes n’ont pas été filtrées, seuls les jours de la semaine, du lundi au vendredi, ont été pris en compte

Un filtre sera appliqué pour pouvoir comparer avec les données des incidents du RER B pour les Heures de Pointes

Les samedis, dimanches et jours fériés ont été rejetés avec dédain

La période prise en compte est de début 2007 au 05 Septembre 2018, donc 12 années de données passées au crible

Au bout de 2 semaines d’un travail intense et acharné, un premier tableau est sorti de notre super ordinateur (heu ouais, presque), avec 1 116 perturbations

Il a fallu reprendre aussi les données côté RER B car il y avait certaines imprécisions : des appelations ont été ajoutées, des distinctions « Obstacles sur la voie » et «Incidents sur la voie » ont été faites, et rajouter un acteur Externe à ce duel RATP-SNCF et Voyageur, histoire d’être plus pécis

Ce qui nous donne, pour le RER D, ce premier tableau des responsabilités des incidents

Je sais, je ne suis pas très sympa avec les voyageurs, dans ce genre de classification : indiquer que les actes de malveillance sont sous la responsabilité des voyageurs, c’est limite J’assume ! Sur certains incidents, tels que Jets de Pierres, la responsabilité a été désigné à « Externe »

Idem pour les personnes sur les voies : elles ne sont pas toutes originaires des voyageurs, et les informations présentes sous Courbis ne permettent pas de trancher

Sauf pour un cas où il était question de « jeunes » ! Voir ci-dessous

Donc, nous obtenons ce tableau, décliné par type d’incidents, entre 2007 et 2018, pour les Jours Ouvrés, du lundi a vendredi, Heures Creuses et Heures Pleines confondues

La courbe associée à ce tableau fait encore un peu plus mal au c… caténaire

Bref, comme pour le RER B, la première cause de perturbation, sur le RER D, depuis début 2007, ce sont les mouvements sociaux

Il y a donc 2,33 fois plus de perturbations « Mouvements social » que les pannes de matériels (103) qui sont médaille d’argent, les incidents sur la voie (76) (responsabilité SNCF) médaille de bronze, suivi des pannes de signalisation (71), et les personnes sur les voies (69) sont numéro 5

Précision : un jour de grève = 2 perturbations, une pour aller au travail le matin, une autre pour revenir du travail Donc 120 jours ouvrés de grève, à la louche 5 mois et demi, en comptant en moyenne 22 jours ouvrés pour un mois calendaire…

Deux zoom sur les mouvements sociaux : leur répartition en fonction des mois et des années, puis en cumulé par mois

Répartition en fonction des mois et des années :

Vous remarquerez que le mois de juillet 2018 a vu une journée d’action sociale pour la première fois depuis 2007 On a le même phénomène sur le RER B

Le cumul des perturbations dues aux mouvements sociaux par mois, entre 2007 et 2018 :

Comme pour le RER B, il n’y a jamais eu de jours de grève en Août depuis 2007

Nous remarquerons que les mois de Avril, Mai, Juin et Octobre sont l’objet de beaucoup de jours de grève

Pour toutes celles et ceux qui décèleraient des arrières pensés haineuses dans cet article, je tiens à écrire que vous vous plantez sérieusement

Le côté affectif, sentimental, romantique, vous laissez tomber, on est dans le domaine du quantitatif, mesurable et mesuré, le factuel, les faits, point barre

Je souhaite mettre des chiffres, des données, sur des impressions ressenties par les voyageurs, des impressions parfois trompeuses

Le détail des perturbations, par type et par année :

Responsabilité Voyageur-SNCF-Externe par année : nombre de perturbations et pourcentage

Courbe associée

Depuis 2007 à ce jour, la responsabilité des perturbations majeures est majoritairement due à des incidents et évènements sous la responsabilité SNCF, de manière quantitative

Vous remarquerez les 2 pics de responsabilité Externe pour les années 2010 et 2015 Nous essaierons d’analyser cela lors de notre prochain article comparatif RER D – RER B

 

Cordialement

 

 

3 commentaires sur “Etude des incidents du RER D (partie 1)

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