Sortez les rames (bis) mais à la RATP cette fois…

escalator  Hier, on publiait « sortez les rames » sur un billet d’humour. Aujourd’hui, c’est la RATP qui va devoir sortir les rames. Après la séquence des rames (de trains) trop larges à la SNCF, voici le tour de la RATP avec une commande d’escalators trop larges, une erreur à 6 millions d’euros selon le Figaro. Le résultat, ce sont des pannes, des dysfonctionnements (phénomènes presques congénitaux à la RATP) et une belle facture à la clé. On pourrait penser que les ingénieurs des transporteurs ont des problèmes avec la dimension, avec une tendance à la surévaluation…las, n’oublions pas cet épisode de la gare d’Orsay où ils avaient vu trop petit cette fois.

Bref, le problème est peut être finalement à chercher du côté des écoles d’ingénieurs…si ces dernières s’évertuaient à former des ingénieurs (techniques) plutôt que des spécialistes en management et en finance, peut être que la France ressemblerait moins à une galère comportant 199 chefs de « quelque chose » et un seul rameur, et un peu plus à un pays qui sait encore construire des tours Eiffel sans erreur…

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6 commentaires sur “Sortez les rames (bis) mais à la RATP cette fois…

  1. La France forme encore des ingénieurs à la technique, le souci est qu’on fait tout pour les dégoûter dès la sortie de leur formation ! (salaires bas, conditions de travail pourries, sociétés de services genre Alten, …) Donc forcément ils se détournent vers la finance.

    Voir les commentaires de cet article notamment :
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130124trib000744632/ingenieures-la-nouvelle-industrie-francaise-a-besoin-de-vous-.html

  2. Toujours aussi provoc notre Gille Cébé.

    Je suis également Ingénieur Technique, et j’ai un peu de mal à encaisser la critique 😉 Et je rejoins Plouf sur le constat, en sortie d’école (et si en plus tu as déjà de l’expérience pro..) on te prend pour de la merde, et t’embauche à un tarif similaire au Bac +2..

    Ce n’est pas la technique qui manque, mais surtout le pragmatisme. Le problème est également lié à l’absence de responsable..
    On veut des chefs par ci par là.. au nom du salaire, ou de la liberté, ou du « moi je suis responsable du rouleau de PQ » mais quand on a un choix statégique à faire, et à assumer.. y a plus personne;
    Un chef, c’est également quelqu’un qui prend le risque de se planter, et de l’assumer. Le fait d’être responsable de son choix, fait que le choix est souvent plus posé.. et que ce genre d’anerie.. n’arrive pas.

    On parle de la RATP, ou de la SNCF.. et rigole.. en fait, toutes les grosses boites où les responsables ne sont pas identifiables sur un choix donné;. c’est pareil.

    1. Moi aussi je suis ingénieur….j’entends juste dire un peu partout dans les entreprises que je côtoie qu’il y a une pénurie de jeune ingénieurs sachant ingénier (point de vue recrutement)…et quand on regarde les cursus des grandes écoles d’ingénieurs (j’en suis issu aussi), on y parle beaucoup de finance, de management, et on y fait un peu moins de TP qu’avant parait-il….mais le serpent se mord la queue : les métiers techniques ne sont certes pas valorisés, alors les écoles n’y poussent pas leurs élèves qui ne veulent de toute façon pas y aller. Et ainsi de suite… Et à un moment, il y a une pénurie. J’ai rencontré une fois un ingénieur spécialiste en COBOL, capable d’intervenir sur des systèmes de gestion encore en place. Comme les ingénieurs sachant « coboler » doivent être 3 ou 4 sur la place, et bien il roulait en porsche le gars :-) Enfin je dis ça, je dis rien… :-)
      PS : tout à fait d’accord avec l’analyse sur la dilution des responsabilités.

      1. a l’X ou Centrale en effet je pense bien qu’ils ne mettent pas l’accent sur la technique pour autre chose que les maths quoique… ca depend en fait des specialisations. y a bien un double diplome Centrale – TU Dresden en info. Apres la penurie en info est treees relative pour parler de mon domaine, l’info, 10% des informaticiens etant au chomage. Par contre il est vrai qu’il y a des tensions sur certains marches de niche dont des specialites Cobol. Et il y a aussi une penurie d’ingenieurs avec 25 ans d’xp en JEE qui acceptent de travailler au smic aux quatre coins du pays, enfin c’est le point.de vue d’Alten et cie…

        1. Partenariat dans lesquel nos « meilleurs ingénieurs » sont envoyés le premier semestre sur place en cours de première année.
          Même si après le corpus théorique appris en prépa permet de boucler la spécialisation en 6 mois (si mes souvenirs sont bons).
          En tout cas, la plupart des TU allemandes préfèrent, en France, créer des partenariats avec de petites écoles post-bac qui forment de vrais ingénieurs techniques qu’avec les grandes écoles, ce qui en dit long….

          1. Dans le cas de la TU Dresden il y avait un an et demi en Allemagne, et sans vouloir être dénigrant les Centraliens m’ont plutôt déçu par leur niveau en info, sur des concepts pourtant pas hyper compliqués. Après par contre ils étaient très sympa, pas le genre que j’ai vu par la suite à te prendre de haut parce qu’ils ont fait Centrale (heureusement tous ne sont pas comme ça)

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